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Monument aux Morts - Neufchâteau

Ils nous sont familiers, généralement installés dans l’espace délimité par la place, la mairie et le cimetière. Nous nous y retrouvons, enfants et adultes plusieurs fois dans l’année. J’y suis, chaque 11 novembre, portant à la fois mon grand-père allemand, qui fut lourdement blessé, et mon grand-oncle français, qui fut tué. On ne naît pas ainsi à la croisée d’une lignée française et d’une lignée allemande sans avoir la paix chevillée au corps et au coeur.

Près de 40 000 monuments aux morts furent érigés en France entre 1918 et 1925. Chaque commune rendait ainsi hommage à ses morts. Chacune le fit avec son histoire et sa sensibilité, que reflètent le type de monument – simplement funéraire, pacifiste ou patriotique – et sa nature – simple stèle ou colonne brisée,  sculpture représentant les Poilus, l’épouse éplorée ou l’orphelin, ou encore représentation allégorique de la victoire ou de la patrie, tels l’aigle écrasé par les combattants ou le coq de la République triomphant, qui annonce le jour nouveau, la vie. 

En ce début de commémoration du centenaire de la Grande Guerre, pourquoi ne pas s’intéresser à toutes ces formes iconographiques des hommages rendus, dans notre région, aux soldats tombés sur les champs de bataille ? Vous en trouverez quelquefois aussi dans les églises, comme à Trampot.

Les monuments commémoratifs auraient pu prendre une autre forme : l’officier anglais A.D. Gillespie avait suggéré qu’on établît à cet effet une avenue bordée d’arbres des Vosges à la mer, tant les alignements d’arbres de bord de route avaient constitué un élément marquant de l’iconographie des champs de bataille de cette Première Guerre Mondiale. 

C’est sous cette forme d’allées d’arbres qu’ont été honorés les combattants australiens morts sur le sol européen. Ces « Avenues of Honour » font aujourd’hui l’objet d’un programme de mise en valeur et de réhabilitation.

Hommage aux défunts de la guerre de 1914-1918. Trampot