La véritable fête des jonquilles

Jonquilles à Chambroncourt

J’aime la fête des jonquilles. Enfin pas celle à laquelle vous pensez, avec son corso, ses chars, ses millions de couronnes jaunes arrachées à leur écrin de nature, voire importées des Pays-Bas quand la pénurie locale l’impose, comme en 2013.

Oui, enfant, j’ai aussi été fascinée par cette fête, emblématique de Gérardmer (prononcez « gérarmé » ;-)), dans les « hautes » Vosges,  et aujourd’hui encore, je me réjouis de ce qu’elle rassemble, pendant de longs mois de préparatifs festifs, des membres d’associations ou d’amicales travaillant à un même projet. Le collectif, l’engagement, la bonne humeur, ça ne se boude pas !

Mais la fête que j’aime aujourd’hui, c’est celle des jonquilles elles-mêmes, lorsqu’elles mettent toute leur énergie à percer  le tapis de feuilles mortes – en embrochant quelques-unes parfois -, qu’elles pointent leur fleur en un fuseau emmailloté d’un jaune pâle de layette, qu’elles la déploient enfin en une couronne d’un jaune soleil, auréolée de ses six légers tépales en étoile (eh oui:  sépales ? pétales ? vous ne savez pas les distinguer ? alors, ce sont des tépales, bien sûr!). Eblouissement garanti.

Venez donc à la fête à Chambroncourt, dans un coin de forêt claire de la Haute-Marne. Vous ne serez pas déçu.