Au jardin de Noé

 

Jardin de Noé

Noé a son jardin. Bévau. Un jardin qui grouille de vie : bourdons à profusion, qui aiment autant la débauche de fleurs de la monumentale sauge officinale que le bain dans une rosa rugosa pleinement épanouie, abeilles maçonnes, dont certaines, d’ailleurs, s’égarent dans le bureau, maçonnant l’arrière des hauts-parleurs de l’ordinateur, syrphes et coccinelles, carabes et cétoines dorés,  trichies fasciées, velues comme des ours en peluche, aeshnes bleues magnifiquement colorées de bandes jaunes et vertes, paons-du-jour, petites tortues et vulcains ailés, écailles du séneçon, qui portent si bien leur surnom de « goutte de sang » et dont les chenilles arborent un bien joli maillot rayé de jaune, chardonnerets élégants accrochés à leur chardon, rouges-queues noirs et rouges-gorges familiers, mésanges à tête bleue ou charbonnières, pipistrelles (48, un soir d’été) et j’en passe.

Noé a encore d’autres jardins. Des jardins qui respectent, comme ici, la charte des Jardins de Noé :

1.    Je laisse un coin de jardin au naturel
2.    Je mets en place une prairie naturelle fleurie naturelle
3.    J’aménage des habitat pour la faune locale
4.    Je réduis ma consommation d’eau
5.    Je fais un compost
6.    Je limite l’éclairage nocturne
7.    Je favorise les plantes locales
8.    J’améliore mon sol naturellement
9.    Je protège mes plantes naturellement
10.  Je deviens porte-parole de la biodiversité

syrphe